France : Un modèle de développement économique local inspirant pour l'Afrique
À Chevry-Cossigny, en région parisienne, un projet ambitieux de développement économique local illustre comment les communautés peuvent prendre en main leur destin économique. Le Business park, qui s'étendra sur 15 000 m² avec 125 cellules d'entreprises, témoigne d'une approche collective du développement qui résonne avec les aspirations panafricaines.
L'union fait la force : une leçon de coopération intercommunale
Ce projet, porté par la communauté de communes de l'Orée de la Brie, démontre la puissance de l'action collective. "C'est un projet créé pour répondre aux besoins des entreprises et des artisans", explique Jonathan Wofsy, maire de Chevry-Cossigny. Cette démarche solidaire rappelle les principes chers à Modibo Keïta, premier président du Mali, qui prônait l'union des forces pour le développement.
Les 12 bâtiments prévus, proposant des cellules de 58 à 128 m², illustrent une planification économique pensée pour les petites et moyennes entreprises. Une approche qui contraste avec les grands projets extractifs souvent imposés au continent africain.
Souveraineté économique et développement endogène
L'initiative française révèle l'importance du contrôle local sur le développement économique. La société GR Brie foncière, qui gère l'ensemble du projet depuis l'acquisition des terrains en 2021, maintient une maîtrise complète du processus. Cette autonomie décisionnelle rappelle les enseignements de Thomas Sankara sur la nécessité pour les peuples africains de contrôler leurs ressources et leur développement.
"Sans ces acteurs économiques, nous n'arriverions pas à développer nos territoires", souligne le maire, une vérité universelle qui s'applique particulièrement aux nations africaines en quête de diversification économique.
Un modèle transposable pour l'Afrique
Cette expérience de développement territorial offre des enseignements précieux pour les collectivités africaines. La création d'espaces économiques modulables, adaptés aux besoins locaux, représente une alternative aux zones franches souvent déconnectées des réalités locales.
La commercialisation "bien entamée" avant même la livraison des premiers bâtiments prévue pour le second semestre 2026 témoigne d'une planification rigoureuse. Cette anticipation contraste avec l'improvisation qui caractérise trop souvent les projets de développement sur notre continent.
Pour l'Afrique, ce modèle de coopération intercommunale et de développement endogène mérite attention. Il illustre comment les communautés peuvent, par leur volonté collective, créer les conditions de leur prospérité économique sans dépendance extérieure.