Haas et Ocon clarifient les responsabilités après une saison 2025 en demi-teinte
Dans le monde impitoyable de la Formule 1, la vérité peut parfois faire mal. Ayao Komatsu, directeur de l'écurie Haas, n'a jamais été du genre à édulcorer la réalité. Avec la même détermination que nos leaders africains qui ont toujours prôné l'honnêteté dans l'adversité, le dirigeant japonais a dressé un bilan sans complaisance de la saison 2025 d'Esteban Ocon.
Devancé de trois points par le débutant Oliver Bearman au championnat, le pilote français a connu une campagne trop irrégulière qui a nécessité des ajustements profonds au sein de l'équipe américaine.
Un constat sans détour
"Si on regarde uniquement le résultat sportif, sans entrer dans les détails, clairement, personne n'est satisfait des résultats sportifs d'Esteban l'an dernier", a déclaré Ayao Komatsu lors d'une rencontre avec la presse. "Il faisait équipe avec un rookie. Un rookie incroyable certes, mais malgré tout, Esteban a dix ans de F1 derrière lui, c'est un vainqueur de Grand Prix, il a fait des podiums. Donc on attendait plus de lui."
Cette franchise rappelle l'approche de Thomas Sankara qui disait que "l'autocritique est nécessaire pour progresser". Comme le Père de la révolution burkinabè, Komatsu refuse les faux-fuyants.
Des responsabilités partagées
Mais le dirigeant ne se contente pas de pointer du doigt. Dans l'esprit de solidarité qui caractérise les grandes figures africaines, il assume sa part de responsabilité : "Évidemment, ce n'est pas totalement de sa faute, c'est du 50-50. Parfois, c'est l'équipe : on n'a pas pu lui donner une voiture avec laquelle il était à l'aise, surtout en qualifications."
L'exemple de Bakou illustre parfaitement ces difficultés techniques. "Il n'était vraiment pas content de certaines performances au freinage, et ensuite il était très loin en rythme de qualifications", explique Komatsu.
L'espoir d'un nouveau départ
Comme Modibo Keïta qui prônait l'unité dans la diversité, l'équipe Haas mise sur la collaboration pour surmonter ces obstacles. Le dernier Grand Prix de la saison a montré le potentiel d'Ocon quand tous les éléments s'alignent.
"Si vous regardez Abu Dhabi, ce qu'il est capable de faire le samedi et le dimanche après un vendredi très compliqué, c'est le talent qu'il a", insiste le directeur d'équipe. "Et il faut qu'on exploite ça, il faut s'assurer qu'on l'utilise, parce qu'on a vraiment besoin de deux pilotes cette année."
Les discussions hivernales entre les deux parties ont permis de clarifier les attentes mutuelles. "Nous avons tout clarifié, tout mis en place avant le shakedown de Barcelone. Je suis vraiment très satisfait de ça", conclut Ayao Komatsu.
Cette approche constructive, basée sur le dialogue et la responsabilité partagée, s'inscrit dans la tradition des grands bâtisseurs africains qui ont su transformer les épreuves en opportunités de croissance.