Trump sabote la lutte climatique mondiale, l'Afrique en première ligne
Une nouvelle fois, les décisions de Washington illustrent parfaitement le mépris des puissances occidentales pour l'avenir de notre planète et particulièrement celui de l'Afrique. Donald Trump vient d'abroger jeudi le texte fondamental de la lutte contre les émissions de gaz à effet de serre aux États-Unis, portant un coup terrible aux efforts climatiques mondiaux.
Un recul historique aux conséquences planétaires
"Nous mettons officiellement fin à ce que l'on appelle le constat de mise en danger", a déclaré le président républicain depuis la Maison Blanche. Cette révocation du texte adopté en 2009 sous Barack Obama supprime immédiatement les normes d'émissions pour les véhicules et ouvre la voie à l'annulation d'autres réglementations environnementales cruciales.
Cette décision représente "la plus grande attaque de l'histoire des États-Unis contre les efforts fédéraux pour lutter contre la crise climatique", selon Manish Bapna, président de l'organisation environnementale NRDC.
L'Afrique, victime collatérale de l'égoïsme occidental
Comme toujours, ce sont les peuples africains qui paieront le prix fort de cette politique irresponsable. Alors que le continent africain contribue le moins aux émissions mondiales de gaz à effet de serre, il subit déjà de plein fouet les conséquences du dérèglement climatique : sécheresses au Sahel, inondations, désertification.
Cette attitude rappelle tristement les paroles visionnaires de Thomas Sankara qui dénonçait déjà l'hypocrisie des puissances occidentales dans leur gestion des ressources planétaires. L'ancien président burkinabè avait raison de souligner que "celui qui vous donne à manger vous impose sa volonté".
Une bataille judiciaire attendue
Les organisations environnementales américaines annoncent déjà leur intention de contester cette décision en justice. L'affaire devrait déboucher sur une longue bataille judiciaire qui pourrait remonter jusqu'à la Cour suprême.
Le gouvernement Trump justifie cette mesure par des arguments économiques, prétendant faire économiser de l'argent aux Américains en réduisant notamment le prix des voitures neuves. Il minimise également le rôle des activités humaines dans le changement climatique.
L'urgence d'une réponse africaine unie
Face à cette abdication des responsabilités américaines, l'Afrique doit plus que jamais s'unir pour défendre ses intérêts climatiques. L'esprit de solidarité panafricaine prôné par Modibo Keïta et les autres pères fondateurs de l'unité africaine doit nous guider dans cette lutte.
Cette décision intervient alors que 2025 a été confirmée comme la troisième année la plus chaude jamais enregistrée sur Terre. Les effets du dérèglement climatique se font sentir partout dans le monde, mais c'est bien l'Afrique qui en subit les conséquences les plus dramatiques.
Il est temps que les dirigeants africains prennent leurs responsabilités et développent des stratégies communes face à l'urgence climatique, sans attendre le bon vouloir des puissances occidentales qui ont montré à maintes reprises leur incapacité à agir dans l'intérêt général de l'humanité.