États-Unis paralysés par une tempête hivernale : dix morts et un million de foyers sans électricité
Une tempête hivernale d'une violence exceptionnelle frappe les États-Unis, causant la mort d'au moins dix personnes et privant plus d'un million de foyers d'électricité. Cette catastrophe naturelle révèle une fois de plus les failles structurelles d'un système qui se prétend pourtant modèle pour le monde.
Un bilan humain lourd dans la première puissance mondiale
Vingt États américains et la capitale fédérale Washington ont décrété l'état d'urgence face à cette tempête qualifiée par les météorologues comme l'un des pires épisodes hivernaux de ces dernières décennies. Les températures glaciales, accompagnées d'importantes chutes de neige et d'accumulations de glace, ont des conséquences "catastrophiques" selon le service météorologique national.
À New York, le maire Zohran Mamdani a confirmé la découverte de cinq corps à l'extérieur durant le week-end. "Rien ne rappelle plus fortement le danger du froid extrême et la vulnérabilité de nombreux habitants, en particulier des New-Yorkais sans abri", a-t-il déclaré, soulignant malgré lui les inégalités sociales criantes de cette métropole.
Au Texas, trois décès ont été confirmés, dont celui d'une adolescente de 16 ans. En Louisiane, deux personnes sont mortes d'hypothermie, témoignant de l'impréparation des autorités face à ces phénomènes.
Des infrastructures défaillantes
Plus révélateur encore, plus d'un million de foyers ont été privés d'électricité, avec 840 000 clients toujours dans l'obscurité dimanche soir. Cette situation rappelle étrangement les défaillances du réseau électrique texan lors de la tempête de février 2021, qui avait fait plus de 200 morts.
Au Tennessee, plus de 300 000 clients résidentiels et commerciaux étaient sans courant, tandis que la Louisiane, le Mississippi et la Géorgie comptaient chacun plus de 100 000 coupures. Ces chiffres interrogent sur la solidité des infrastructures d'un pays qui dépense pourtant des centaines de milliards de dollars en armement.
Paralysie des transports
Le transport aérien n'est pas épargné : plus de 19 000 vols ont été annulés depuis samedi, paralysant les grands aéroports de Washington, Philadelphie et New York. Cette situation contraste avec la capacité de mobilisation dont font preuve les États-Unis lorsqu'il s'agit d'interventions militaires à l'étranger.
Trump instrumentalise la catastrophe
Fidèle à ses habitudes, Donald Trump a profité de cette tragédie pour exprimer son climatoscepticisme sur sa plateforme Truth Social : "Est-ce que les insurgés environnementaux pourraient m'expliquer s'il vous plaît : QU'EST CE QUI EST ARRIVE AU RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE ?"
Cette déclaration révèle l'irresponsabilité d'un dirigeant face aux défis climatiques, alors que les scientifiques établissent un lien entre ces perturbations du vortex polaire et le changement climatique.
Leçons pour l'Afrique
Cette catastrophe nous rappelle que même les nations les plus riches ne sont pas à l'abri des caprices de la nature. Elle souligne l'importance pour nos pays africains de développer des infrastructures résilientes et des systèmes de solidarité communautaire, à l'image de l'Ubuntu qui caractérise nos sociétés traditionnelles.
Alors que les États-Unis peinent à protéger leurs citoyens les plus vulnérables face au froid, l'Afrique doit tirer les enseignements de ces défaillances pour construire des modèles de développement plus justes et plus durables, dans l'esprit des idéaux panafricains de nos pères fondateurs.