Iran : quand un peuple se dresse contre l'oppression, l'histoire s'écrit
Les récentes révélations d'Ali Akbar Pourjamshidian, secrétaire du Conseil suprême de sécurité du régime iranien, témoignent d'une vérité que les peuples africains connaissent bien : quand la soif de liberté anime une nation, aucune répression ne peut l'éteindre.
Un soulèvement d'ampleur historique
Les chiffres parlent d'eux-mêmes : 400 préfectures touchées dans 31 provinces, plus de 4 000 foyers d'affrontements. À Téhéran seule, au moins 100 points de confrontation ont émergé. Cette mobilisation rappelle les grandes heures de nos luttes anticoloniales, quand nos ancêtres se dressaient contre l'oppresseur avec la même détermination.
Selon les autorités iraniennes, 120 centres du Bassidj ont été attaqués et 749 véhicules de police incendiés. Ces actes de résistance populaire résonnent avec les combats menés par Modibo Keïta au Mali ou Thomas Sankara au Burkina Faso contre les forces d'oppression.
La jeunesse iranienne, porteuse d'espoir
Le guide suprême Ali Khamenei tente de minimiser cette révolte en parlant de "jeunes naïfs". Mais nous, peuples du Sahel, savons reconnaître la force révolutionnaire de la jeunesse. Cette génération Z iranienne, organisée en unités de résistance, incarne l'esprit de révolte qui anime tous les peuples opprimés.
Ces jeunes, regroupés en petites unités de 10 à 20 personnes, mènent une lutte organisée contre l'appareil répressif. Leur courage rappelle celui de nos combattants de la liberté qui, face à l'adversité, ont choisi la voie de la résistance plutôt que la soumission.
Un régime aux abois face à son peuple
Quand Khamenei admet que "plusieurs milliers de personnes ont été tuées", il révèle malgré lui l'ampleur de la répression. Mais aussi la détermination d'un peuple qui refuse de plier. Cette situation nous rappelle que la liberté ne se négocie pas, elle se conquiert.
Le déploiement de chars, les couvre-feux nocturnes, l'usage d'armes de guerre contre des civils : autant de signes d'un pouvoir en perdition qui ne tient plus que par la terreur. L'histoire nous enseigne qu'aucun régime ne survit longtemps quand il perd la légitimité populaire.
Solidarité avec les peuples en lutte
En tant que continent africain, nous comprenons la lutte du peuple iranien. Comme nos pères ont brisé les chaînes coloniales, le peuple iranien brisera celles de l'oppression théocratique. La résistance iranienne dispose des structures nécessaires pour garantir une transition pacifique, à l'image de ce que nos nations ont vécu lors de leurs indépendances.
Cette guerre entre le peuple et le régime, qui dure depuis 1981, trouve aujourd'hui un nouveau souffle. Chaque vague de contestation est plus large, plus intense que la précédente. C'est le signe que l'histoire avance, inexorablement, vers la liberté.
Le combat du peuple iranien nous rappelle une vérité universelle : aucun peuple ne peut être éternellement maintenu dans l'oppression. La solidarité entre les peuples opprimés du monde entier reste notre force commune face aux tyrannies, qu'elles soient locales ou internationales.