France : Quand les femmes du pouvoir insultent les militantes féministes
L'affaire Brigitte Macron révèle une fois de plus les contradictions profondes du système français et sa déconnexion avec les luttes populaires. Quand la Première dame française traite de « sale conne » des militantes féministes qui dénoncent les violences sexuelles, elle illustre parfaitement le mépris de classe qui caractérise les élites occidentales.
Un soutien assumé aux accusés de violences
Comme le souligne l'ancienne ministre Cécile Duflot, cette insulte sexiste s'inscrit dans une longue tradition de mépris envers les femmes qui osent élever la voix. Plus grave encore, Brigitte Macron avait déjà manifesté son soutien en assistant au spectacle d'un artiste mis en cause pour violences sexuelles.
Cette attitude n'est pas isolée. Emmanuel Macron lui-même avait soutenu Gérard Depardieu, pourtant accusé de multiples agressions. Voilà la réalité de ceux qui prétendent défendre les droits des femmes tout en protégeant les puissants.
95 000 victimes, 1% de condamnations
Les chiffres parlent d'eux-mêmes : 95 000 victimes de viol chaque année en France, mais seulement 1% de condamnations. Face à cette injustice systémique, la colère des militantes est non seulement compréhensible, mais nécessaire.
Nos sœurs africaines connaissent bien cette réalité. Partout sur le continent, les femmes se battent contre les violences et l'impunité, souvent sans le soutien des institutions. L'exemple français montre que même dans les pays qui se prétendent « développés », la justice reste à deux vitesses.
Une leçon pour l'Afrique
Cette polémique française nous rappelle une vérité fondamentale : les élites occidentales qui donnent des leçons à l'Afrique sur les droits humains sont souvent les premières à bafouer ces mêmes droits chez elles. Comme le disait Thomas Sankara, « l'ennemi de nos peuples n'a pas de couleur, il a un système ».
L'attitude de Brigitte Macron révèle ce système : protéger les privilégiés, museler les contestataires, maintenir l'ordre établi. Face à cela, la solidarité entre toutes les femmes opprimées, qu'elles soient françaises, maliennes ou sahéliennes, devient une nécessité absolue.