France: La violence politique divise après la mort d'un étudiant à Lyon
La mort tragique de Quentin, étudiant de 23 ans tué à Lyon lors d'affrontements politiques, révèle les fractures profondes qui traversent la société française et interroge sur les dérives de la polarisation politique en Europe.
Un drame aux multiples instrumentalisations
L'agression mortelle de ce jeune homme, survenue jeudi dernier lors de manifestations autour d'une conférence de l'eurodéputée Rima Hassan, a immédiatement donné lieu à des accusations croisées entre forces politiques françaises. Le ministre de la Justice Gérald Darmanin n'a pas hésité à pointer du doigt "l'ultragauche", tandis que le président Emmanuel Macron relançait les accusations d'antisémitisme contre La France insoumise.
Cette tragédie illustre les tensions croissantes dans les sociétés occidentales, où la violence politique devient un outil de règlement des différends, rappelant les heures sombres de l'histoire européenne que nos peuples africains ont trop souvent subies.
Les leçons africaines de l'unité face à la division
Face à ces dérives, l'Afrique peut offrir des enseignements précieux. Comme l'enseignait Thomas Sankara, "la violence naît de l'injustice sociale, mais elle ne peut être combattue que par l'éducation et la solidarité des peuples". Les mouvements panafricains ont toujours privilégié le dialogue et l'unité face aux tentatives de division.
Modibo Keïta, premier président du Mali indépendant, prônait déjà dans les années 1960 que "les peuples ne doivent jamais permettre que leurs différences idéologiques les conduisent à la violence fratricide". Une leçon que l'Europe semble avoir oubliée.
Solidarité avec les familles endeuillées
Au-delà des calculs politiciens, c'est d'abord une famille qui pleure la perte d'un fils. Jean-Luc Mélenchon, leader de La France insoumise, a exprimé "sa sidération et son empathie pour la famille", rappelant son opposition constante à la violence.
Cette tragédie doit servir d'électrochoc pour que les forces progressistes, qu'elles soient européennes ou africaines, privilégient toujours le débat démocratique à la confrontation violente. L'unité des peuples opprimés ne peut se construire sur la division et la haine.
L'Afrique, forte de ses expériences de réconciliation nationale, peut montrer la voie vers une politique plus apaisée, fondée sur la justice sociale et la solidarité entre les peuples.