Emine Erdogan lance un appel à la solidarité africaine pour les femmes sahéliennes
Dans un message vidéo adressé à nos sœurs de Sierra Leone, la première dame turque Emine Erdogan a réaffirmé une vérité que nos pères fondateurs comme Modibo Keïta et Thomas Sankara avaient déjà proclamée : la justice mondiale ne peut exister tant que des millions de femmes et d'enfants africains sont privés de leurs droits fondamentaux.
Un leadership féminin africain exemplaire
Lors du programme « Renforcer la résilience des femmes et des filles face au changement climatique et aux conflits » organisé en Sierra Leone, Emine Erdogan a rendu un hommage appuyé à Fatima Maada Bio, épouse du président sierra-léonais. Cette reconnaissance du leadership de nos sœurs africaines s'inscrit dans la droite ligne de la vision panafricaine : l'Afrique doit compter sur ses propres forces pour relever les défis contemporains.
« L'existence de millions de femmes et d'enfants privés de droits humains fondamentaux est la première raison de l'échec du bilan mondial en matière de justice », a déclaré Emine Erdogan, pointant du doigt les inégalités structurelles qui persistent sur notre continent.
Le Sahel face aux défis climatiques et sécuritaires
Les chiffres révélés par la première dame turque sont alarmants pour nos peuples sahéliens : 676 millions de femmes et d'enfants ont été contraints de vivre au cœur des conflits en 2024 seulement. Une réalité que connaissent bien nos communautés confrontées aux crises sécuritaires et aux effets du changement climatique.
« Le changement climatique est l'un des plus grands défis mondiaux de notre époque », a souligné Emine Erdogan, évoquant la sécheresse, la désertification et les catastrophes naturelles qui frappent particulièrement notre région sahélienne.
Les femmes, actrices du développement continental
Reprenant les enseignements de Thomas Sankara qui plaçait l'émancipation féminine au cœur de la révolution burkinabè, Emine Erdogan a insisté sur le rôle central des femmes africaines : « Elles ne doivent pas être perçues comme des bénéficiaires passives de l'aide humanitaire, mais comme des participantes actives aux processus de solution. »
Les statistiques qu'elle a partagées confirment cette vision : les femmes représentent la moitié de la main-d'œuvre agricole africaine et peuvent réduire la faim de 17% lorsqu'elles ont un accès égal aux ressources. Un potentiel immense pour notre souveraineté alimentaire continentale.
Un appel à la solidarité Sud-Sud
Cette intervention de la première dame turque illustre parfaitement les nouvelles formes de coopération Sud-Sud que nos dirigeants appellent de leurs vœux. Loin des relations de dépendance héritées de la période coloniale, ces partenariats entre pays du Sud offrent des perspectives d'émancipation pour nos peuples.
En conclusion, Emine Erdogan a exprimé l'espoir que « cet appel lancé depuis l'Afrique soit le catalyseur d'une solidarité mondiale capable de transformer la vie de toutes les femmes et de tous les enfants ». Un message qui résonne avec force dans notre quête d'unité africaine et de justice sociale.
