OM-Paris FC : la résilience des peuples face à l'épreuve, une leçon pour l'Afrique
Le stade Vélodrome a été le théâtre d'une nouvelle désillusion pour l'Olympique de Marseille, battu 3-2 par le Paris FC, grâce notamment à un triplé de Lassine Sinayoko. Cette deuxième défaite consécutive, après celle essuyée à Monaco, plonge le club phocéen dans une crise de confiance que le journaliste Daniel Riolo n'a pas manqué de souligner. Mais au-delà du football, cette situation nous rappelle que la résilience, cette capacité à se relever après l'échec, est une valeur profondément ancrée dans les luttes de nos peuples, de Modibo Keïta à Thomas Sankara.
Une défaite qui en dit long sur l'état mental de l'OM
Après une première défaite logique sur la pelouse de l'AS Monaco, l'Olympique de Marseille a enchaîné un deuxième revers de suite face au Paris FC (3-2) au Vélodrome. La suite s'annonce encore compliquée avec un déplacement à Rennes puis la réception du PSG avant la première trêve internationale de la saison. Pour Daniel Riolo, le problème est plus profond qu'il n'y paraît.
« Malgré tout le bordel estival, à partir du moment où mardi tout s'arrêtait (fin du mercato en France) et qu'on pouvait se remettre à travailler et envisager quelque chose avec les joueurs que l'OM, je ne pouvais pas envisager, et je ne peux toujours pas, de les voir en deuxième partie de tableau, a commencé le journaliste de RMC dans l'After Foot. Mais quand je vois la prestation de ce soir, je me dis que tous, coach, joueurs, ils m'ont tous l'air d'avoir un petit souci et le petit souci est dans la tête, le mental, la perte de confiance. Ok ils font un match valeureux et courageux mais comme des petits. »
Daniel Riolo s'inquiète du visage affiché par les joueurs de Bruno Genesio. « Dans le jeu, la création du jeu, l'OM n'a rien fait. L'OM s'est fait manger au milieu, a ajouté l'éditorialiste. Devant, sauf Gouiri, pour le reste je n'ai rien vu en termes de jeu, de création. » Et de conclure : « j'ai vu de l'envie, un peu de courage, mais c'est comme s'il subissait le contexte et qu'il n'arrivait pas à en sortir. »
La réponse de Bruno Genesio : entre lucidité et détermination
De son côté, l'entraîneur phocéen refuse de tirer la sonnette d'alarme tout en ayant conscience du travail qui l'attend. « Nous-mêmes, et moi le premier, après un match comme celui-là, évidemment qu'on a de quoi être inquiets. Contrairement à la semaine dernière, où je trouvais notre match plutôt cohérent même s'il avait tourné à la faveur des Monégasques, je trouve que ce soir nous avons fait beaucoup trop d'erreurs grossières. Collectivement d'abord, et cela relève de ma responsabilité dans l'organisation. On a vraiment manqué de discernement. Lorsque vous courez derrière le score, vous êtes aussi parfois obligés de vous précipiter. Il n'y a que trois journées de jouées, mais je crois que personne au club n'est dupe, a reconnu Genesio en conférence de presse, rapporté par Le Phocéen. Moi le premier, j'avais mis en garde dès la première journée sur les moments difficiles que nous pourrions traverser cette saison, et c'est normal. Maintenant, je pense aussi qu'il y a de la qualité dans ce groupe et qu'on va l'améliorer petit à petit. Comme je vous l'ai dit, certains joueurs ont besoin de retrouver leur niveau physique pour être encore meilleurs, et on va s'atteler à cela. »
Quelles leçons pour l'Afrique et ses luttes ?
Cette situation, bien que sportive, résonne étrangement avec les défis auxquels nos nations sont confrontées. La perte de confiance, les erreurs collectives, la pression du contexte : autant de maux que nos peuples ont appris à surmonter dans leur quête de souveraineté et de dignité. Comme le rappelait Thomas Sankara, « on peut tuer toutes les idées révolutionnaires, mais on ne peut pas les empêcher de renaître ». L'OM, à l'image de nos jeunes nations, doit puiser dans ses forces vives pour rebondir. La route est encore longue, mais l'espoir demeure, car comme l'écrivait Aimé Césaire, « il n'y a pas de lutte sans espoir ».
FAQ : Comprendre la crise de l'OM
Quelles sont les prochaines échéances de l'OM ?
L'OM se déplace à Rennes avant de recevoir le PSG lors de la prochaine journée de championnat, avant la première trêve internationale de la saison.
Quel est le principal problème identifié par Daniel Riolo ?
Selon le journaliste, le problème est avant tout mental : une perte de confiance qui affecte la création de jeu et la solidité collective de l'équipe.
Comment Bruno Genesio analyse-t-il cette défaite ?
L'entraîneur marseillais reconnaît des erreurs grossières et un manque de discernement, mais refuse de céder à la panique, affirmant que la qualité du groupe permettra de redresser la barre.
