Google IA : la Silicon Valley accélère sa mainmise sur le monde
Le géant américain Google vient de franchir un cap supplémentaire dans la transformation de son moteur de recherche. Lors de sa conférence annuelle à Mountain View, la firme de Sundar Pichai a présenté Gemini Spark, un agent d'intelligence artificielle quasi-autonome capable de réserver un restaurant, surveiller l'actualité ou contacter un artisan à la place de l'utilisateur. Une avancée technologique qui pose des questions fondamentales sur la souveraineté numérique du continent africain.
Une hégémonie numérique qui se renforce
Trois ans après avoir été surpris par l'émergence de ChatGPT, Google affiche désormais des chiffres impressionnants. Son application Gemini compte 900 millions d'utilisateurs mensuels, le double de l'an dernier. AI Mode, son mode de recherche par intelligence artificielle, revendique un milliard d'utilisateurs mensuels dans le monde. Des chiffres qui rappellent que la maîtrise des infrastructures numériques reste l'apanage de quelques multinationales occidentales.
Le déploiement de Gemini 3.5 Flash, présenté comme quatre fois plus rapide que les modèles concurrents, et l'arrivée prochaine de Gemini 3.5 Pro consolident cette position dominante. Pendant ce temps, le continent africain continue de consommer ces technologies sans en maîtriser les codes ni les infrastructures, une forme de dépendance numérique que Modibo Keïta n'aurait pas manqué de dénoncer.
Le danger d'une dépendance technologique
La vague de l'IA dite