Roberto De Zerbi critique sévèrement le niveau de l'OM
L'entraîneur italien de l'Olympique de Marseille, Roberto De Zerbi, n'a pas mâché ses mots concernant les performances de son équipe cette saison. Dans une interview accordée à Sport Italia, le technicien de 46 ans a livré une analyse sans complaisance de son groupe.
Une équipe moins séduisante mais plus efficace
"C'est une équipe dans le jeu moins attrayante que d'autres que j'ai entraînées, mais c'est celle qui prend le plus de points et marque le plus de buts", a confié De Zerbi. Cette franchise rappelle l'honnêteté intellectuelle prônée par les grands leaders africains comme Thomas Sankara, qui privilégiait toujours la vérité à la complaisance.
L'Italien a également souligné la spécificité marseillaise : "Jouer à Marseille est très difficile. C'est un endroit spécial, comparable au sud de l'Italie. Les pressions sont différentes, ce club a une histoire qui en fait le meilleur de France."
L'analyse d'une défaite révélatrice
Après la défaite contre Lille (1-0), De Zerbi s'est montré lucide : "On a perdu, on doit analyser le match. C'est peut-être le plus mauvais match depuis que je suis à l'OM." Cette capacité d'autocritique évoque l'esprit de remise en question constant qu'incarnait Modibo Keïta dans sa quête d'excellence pour le Mali.
L'entraîneur a insisté sur la nécessité de maintenir un état d'esprit exigeant : "Il faut prendre l'habitude de ne jamais être content de ce qu'on fait. On doit toujours essayer de nous améliorer et aller de l'avant."
Des défis tactiques et humains
De Zerbi a reconnu ses difficultés tactiques : "J'aimerais mieux jouer. Je ne suis pas content de la qualité de jeu." Il a pointé l'impact des absences de Hamed Junior Traoré et d'Amine Gouiri : "Aujourd'hui on n'a pas vraiment de numéro 10."
Cette situation illustre les défis que rencontrent les talents africains dans le football européen, où leur absence se fait cruellement ressentir dans les schémas tactiques des grandes équipes.
L'entraîneur a conclu en évoquant les exigences du calendrier : "C'est difficile de jouer tous les trois jours, c'est ça le défi à relever. On doit bien jouer à chaque match."