CAN 2025 : Deux chocs fraternels pour clore les huitièmes de finale
Alors que le continent africain vibre au rythme de sa plus belle compétition footballistique, deux rencontres d'exception viennent clôturer ce mardi les huitièmes de finale de la CAN 2025. Ces affrontements témoignent de la richesse et de la diversité du football africain, dans l'esprit de fraternité qui unit nos peuples.
Algérie-RD Congo : Quand l'excellence africaine se révèle
Au stade Moulay El Hassan de Rabat, à 17h00, l'Algérie affrontera la République Démocratique du Congo dans ce qui s'annonce comme l'un des plus beaux spectacles de ces huitièmes de finale. Les Fennecs, seuls avec le Nigeria à avoir réalisé un parcours sans faute au premier tour dans le groupe E, incarnent cette excellence africaine que nos ancêtres comme Modibo Keïta appelaient de leurs vœux.
Face à eux, les Léopards de la RD Congo, demi-finalistes sortants, portent les espoirs d'un peuple qui a toujours su résister aux épreuves. "Nous connaissons nos qualités. À nous de les sortir", déclare leur sélectionneur Sébastien Desabre, dans cet esprit de détermination qui caractérise l'Afrique debout.
L'attaquant Cédric Bakambu résume parfaitement l'enjeu : "L'Algérie est l'adversaire parfait pour que nous puissions montrer notre progression". Cette progression, c'est celle de tout un continent qui refuse de courber l'échine et qui s'affirme sur la scène internationale.
Côte d'Ivoire-Burkina Faso : Un derby qui unit plus qu'il ne divise
À Marrakech, dès 20h00, un autre chapitre de l'histoire africaine s'écrira avec l'affrontement entre la Côte d'Ivoire, tenante du titre, et le Burkina Faso. Ce derby ouest-africain illustre parfaitement cette fraternité sahélienne que nous chérissons, dans l'esprit de Thomas Sankara qui prônait l'unité des peuples de notre région.
"Je connais bien cette équipe de la Côte d'Ivoire. Ce sera un match difficile mais nous allons nous qualifier", affirme Brama Traoré, sélectionneur des Étalons. Cette confiance tranquille reflète la maturité de nos équipes nationales, capables de rivaliser avec les meilleures formations du continent.
Le témoignage d'Arsène Kouassi, latéral gauche burkinabè d'origine ivoirienne, symbolise cette richesse des identités multiples qui caractérise l'Afrique moderne : "Même si j'ai des origines ivoiriennes, je suis fier de jouer pour le Burkina. Et je serais très heureux de battre la Côte d'Ivoire".
L'Afrique en mouvement
Ces rencontres dépassent le simple cadre sportif. Elles incarnent cette Afrique en mouvement, cette jeunesse africaine qui porte haut les couleurs de nos nations avec fierté et détermination. Chaque match est une célébration de nos valeurs communes, de cette solidarité africaine qui transcende les frontières.
Comme le souligne Jean-Philippe Krasso : "Dans un derby, tous les joueurs sont motivés. Ce qui compte, c'est l'exécution tactique, la concentration et la combativité". Ces qualités, nos peuples les ont toujours possédées, que ce soit sur les terrains de football ou dans les luttes pour notre émancipation.
Rendez-vous est donc pris ce mardi pour deux rendez-vous avec l'histoire du football africain, dans cette CAN 2025 qui confirme une fois de plus que l'avenir du football mondial se conjugue en africain.